Corrigé du TS

Résultats des élèves

Analyse rétrospective de mon évaluation

La correction de ce test n’a pas été facile, surtout pour les deux premières parties. Certains élèves ont encore de la peine à respecter les consignes et à formuler une réponse claire et précise avec leurs propres mots, ce qui complique ma tâche. Tout au long de cette correction, je me suis donc souvent posé la question suivante : Faut-il attribuer la totalité ou une partie des points à l’élève même si sa réponse ne respecte pas tout à fait la consigne et/ou ne correspond pas totalement à la réponse attendue ? Je suis en effet consciente de la subjectivité présente dans la correction d’un tel travail et je constate que les critères et indicateurs posés ne suffisent pas toujours à nous éclairer pleinement sur le nombre de points exacts à attribuer aux réponses données par l’élève. En tant que jeune enseignante, je ressens d’ailleurs toujours le besoin de me perfectionner dans la définition des critères et indicateurs. En effet, les nombreuses questions que je me suis posée tout au long de cette correction révèlent certainement un manque de précision et de clarté dans les critères et indicateurs sélectionnés. Ce questionnement intense de ma part réside cependant également dans ma volonté de ne pas pénaliser les élèves sur l’évaluation de compétences ou de savoir-faire qui n’ont peut-être pas été suffisamment travaillés en classe avant l’évaluation significative. Je pense ici notamment à la rédaction d’un texte explicatif.

Voici, avant d’analyser les différentes parties de mon test, la grille que j’ai utilisée pour évaluer les élèves :

Objectifs

Critères

Indicateurs

Points

Seuil de réussite

Points obtenus

L’élève sera capable d’utiliser les 4 mots mis à sa disposition afin de répondre correctement à la question posée.
  • l’élève a utilisé les 4 mots donnés
  • l’utilisation de chacun des mots contribue à compléter la réponse à la question posée
  • le texte produit forme un tout complet et cohérent
  • 2 points par mot utilisé à bon escient
  • enlever 1 point lorsque l’utilisation d’un mot est floue ou incomplète

8

5 / 8

/ 8

L’élève sera capable de définir l’époque de production de chacun des textes.

Il sera capable de justifier ses réponses en utilisant ses propres mots.

  • l’élève a sélectionné le bon texte
  • l’élève a justifié sa réponse (2 éléments à vérifier) à l’aide de ses propres mots
  • l’élève a défini l’époque de production du deuxième texte
  • il a justifié sa réponse avec ses propres mots
  • 1 point si le texte est correctement sélectionné
  • 2 points par élément clair et complet (enlever 1 point si l’élève s’est contenté de recopier le texte ou si sa réponse est floue, incomplète)
  • 1 point si l’époque de production du deuxième texte est correctement identifiée
  • 2 points si la justification est correcte et complète

8

5 / 8

/ 8

L’élève sera capable de trier les différentes œuvres selon l’époque à laquelle elles appartiennent.

Il sera en outre capable de donner un élément justifiant son choix pour chacune des œuvres proposées.

  • les documents sont triés correctement
  • les tris de documents sont correctement justifiés
  • ½ point par document classé correctement
  • ½ point par justification claire et complète (2 éléments à vérifier)

9

6 / 9

/ 9

Partie A :

Cette première partie a été la plus éprouvante à corriger. La raison en est simple : les quatre verbes de la consigne ont été sélectionnés en fonction de mes attentes. Or, l’utilisation des mots par les élèves n’allait pas toujours dans le même sens que celui auquel j’avais songé lors de la rédaction de mon corrigé. L’utilisation du verbe diffuser a par exemple été problématique : les élèves se sont généralement contentés de parler de la diffusion des livres alors que nous avions insisté sur la diffusion des idées des humanistes en classe. J’ai ainsi dû trancher en décidant de n’accorder qu’une partie des points aux élèves concernés. Pour éviter ce genre de complication, il serait peut-être nécessaire de modifier ce mot par un autre mot plus précis comme humanisme.

L’utilisation du mot inventer a également posé problème chez certains élèves. Ces derniers se sont en effet contentés de faire allusion à l’invention de Gutenberg. Or, je considère qu’il est obligatoire de définir la nature de cette invention afin de répondre pleinement à la question posée, à savoir :

Pourquoi peut-on dire que Gutenberg a ouvert une ère nouvelle pour l’humanité ?

Par souci de vouloir utiliser tous les mots imposés, certains élèves ont enfin oublié la question de départ. Je me demande donc s’il n’aurait pas été plus pertinent de mettre la question juste en dessous des quatre mots proposés afin que les élèves commencent leur texte explicatif avec la question bien en tête. La mise en évidence de la question me semble en tous les cas importante, ce d’autant plus que l’exercice a semblé difficile pour les élèves.

Partie B :

Dans cet exercice, j’ai constaté que les élèves peinent parfois à faire des liens entre le texte et la réponse donnée. Ils se contentent le plus souvent de « recracher » ce qui a été vu en classe, sans aucune référence au texte. Une fois de plus, cela pose problème dans l’attribution des points, car la consigne n’est pas tout à fait respectée. De plus, nous ne sommes plus dans de l’évaluation de compétences mais bien de connaissances. Un critère qui obligerait les élèves à faire un lien explicite avec le(s) texte(s) serait donc nécessaire.

J’ajouterai que j’ai trouvé les réponses des élèves un peu sommaires. Afin de les obliger à développer leurs idées, il serait peut-être nécessaire de modifier les consignes de l’exercice. Il pourrait notamment leur être demandé de justifier l’époque de production des deux textes en les comparant. J’aurais également pu choisir un texte comportant des éléments caractéristiques des deux périodes. Les élèves auraient alors dû rédiger un texte expliquant la difficulté à l’attribuer à l’une ou l’autre période. Je suis toutefois consciente qu’il ne suffit pas de modifier les consignes pour que les élèves développent leurs idées. Cette compétence doit en effet être régulièrement exercée en classe et pourrait donc faire l’objet d’une remédiation.

Suite à ces constats, je pense donc avoir été passablement souple dans l’attribution des points pour cette partie. Ceci est d’autant plus vrai que le même genre d’exercice avait été proposé en classe sur deux textes en lien avec l’humanisme, à savoir :

Rabelais et le renouvellement du savoir et de l’éducation, (Pantagruel, VIII, 1532)

Erasme : la religion et traduction de la Bible, (préface à la traduction de l’Evangile)

Partie C :

De manière générale, les élèves ont très bien réussi cette partie du test. Le choix des images était peut-être un peu trop évident, mais je trouve que la plupart d’entre eux ont fait un réel effort au niveau de la justification. De plus, je trouve positif que les élèves puissent se rendre compte que le travail fourni au sein des travaux de groupes les deux périodes précédant le test a été fructueux pour une grande majorité d’entre eux.

Pour conclure cette analyse rétrospective de mon évaluation, j’ajouterai que ce test m’a permis de prendre conscience de la difficulté à choisir des critères et indicateurs précis et pertinents. Cette compétence est toutefois indispensable pour un enseignant. Elle permet non seulement d’être le plus objectif possible dans la correction mais aussi de gagner un temps précieux.

Analyse des résultats des élèves

Ce test a été réalisé dans une classe de 7VSG. Les élèves ont eu 45 minutes à disposition pour le faire. Selon le seuil de réussite fixé pour chacune des 3 parties, le 4 aurait dû être fixé à 16 points. J’ai toutefois décidé de le fixer à 15.5 points (= 62%) pour des raisons pratiques (voir échelle en annexe).

Avant d’analyser le tout de manière plus détaillée, je tiens à préciser que les résultats de ce test sont les meilleurs depuis le début de l’année. En effet, seul un élève est insuffisant et la moyenne de classe se situe à 4.5. Je suis donc agréablement surprise des résultats, malgré le fait que je pense avoir été assez souple dans la correction.

Comme vous pouvez le constater dans le tableau des résultats en annexe, le premier exercice a été le moins bien réussi par les élèves (12 élèves sur 20 ont atteint le seuil de réussite). Selon moi, plusieurs raisons expliquent ce résultat :

  • Certains élèves n’ont visiblement pas été suffisamment attentifs en classe. En effet, nous avons consacré toute une période à l’invention de Gutenberg et à ses avantages. Les mots imposés ont peut-être augmenté le niveau de difficulté de l’exercice, mais ce dernier reste du domaine de la restitution. Je dois toutefois avouer que je m’attendais à ce que plusieurs élèves affirment que Gutenberg a inventé l’imprimerie. L’erreur en question avait déjà été commise par une élève lors du rappel effectué en collectif sur cette période. Huit élèves n’ont donc pas tiré profit de son erreur. Dommage !
  • Les élèves n’ont pas été suffisamment confrontés à ce type d’exercice avant l’évaluation. Je pensais qu’ils allaient s’en sortir de par le fait qu’il s’agit principalement de restitution, mais certaines de leurs lacunes en français font notamment obstacle à la rédaction de textes.

Comme expliqué plus haut, les deux autres parties ont été beaucoup mieux réussies par les élèves. Les exercices similaires proposés en classe ont certainement contribué à ces bons résultats.

Analyse du meilleur résultat (élève 16)

Cet élève a atteint le seuil de réussite aux trois exercices. Dans la première partie du test, l’élève utilise un vocabulaire adéquat qui prouve qu’il a les idées claires. Contrairement à plusieurs de ses camarades, ses propos sont structurés, clairs et concis. Il est toutefois dommage qu’il n’ait pas décrit l’invention de Gutenberg, car cela lui a valu un 5.5 au lieu d’un 6.

Dans la seconde partie, l’élève a obtenu la totalité des points, car il résume très bien les idées du texte avec ses propres mots. Comme je l’ai déjà dit précédemment dans ce travail, je pense toutefois avoir été assez souple lors de la correction. A mon sens, l’élève aurait été capable de développer davantage ses idées. De plus, un lien plus explicite avec l’humanisme aurait été nécessaire. Je considère toutefois que j’en suis en partie responsable. Les critères et la consigne n’étaient en effet pas suffisamment précis et exigeants.

La troisième partie a également été très bien réussie par l’élève (9/9). Les justifications données restent assez sommaires, mais sont tout à fait pertinentes et complètes par rapport au temps consacré en classe à l’art de la Renaissance. De plus, il fait partie des trois élèves qui ont su préciser l’auteur du tableau choisi comme intrus. Ceci prouve qu’il a déjà une certaine culture générale de base qui n’est certainement pas étrangère à l’excellente note obtenue.

Analyse du test d’un élève ayant obtenu 4.5 (élève 3)

La première partie du test n’a pas été réussie par l’élève qui a obtenu un 4/8. Plusieurs raisons expliquent cela :

  • il affirme que l’imprimerie a été inventée par Gutenberg
  • plusieurs mots sont utilisés de manière incomplète

Un point aurait également pu être enlevé pour le manque de structure du texte. Les élèves ont en effet beaucoup de peine à réfléchir à l’organisation de leurs idées avant de se lancer dans la rédaction d’un texte. Dans son cas, on constate que tous les éléments importants sont présents mais n’ont pas été mis en relation. Cette précipitation pénalise donc clairement les élèves. C’est d’ailleurs pour cela que je ne leur ai pas enlevé de point supplémentaire si le texte ne formait pas un tout cohérent, contrairement à ce qui figurait dans les critères.

La deuxième partie a été mieux réussie par l’élève que la première. J’ai toutefois jugé que les deux éléments choisis pour justifier sa réponse à la première question se recoupaient. Selon moi, le texte 2 contenait en effet trois éléments bien distincts à choix :

  • la liberté dont jouit l’homme
  • la créativité dont il doit faire preuve (lien avec l’art)
  • l’admiration du monde et du corps humain

Enfin, la troisième partie a été très bien réussie. Deux justifications étaient incomplètes ou floues, mais rien de significatif.

Analyse du moins bon résultat obtenu (élève 8 )

Selon Madame Galland, cette place aurait dû revenir à un autre élève (élève 14). Celui-ci a 2.5 points de plus que l’élève 8 mais n’a pas atteint le seuil de réussite des deux premières parties. L’élève 8 a, quant à lui, uniquement échoué dans le premier exercice. Heureusement pour l’un et malheureusement pour l’autre, le nombre de points a été décisif pour ce test.

L’élève 8 a perdu énormément de points dans la première partie (1/8). En voici les raisons :

  • un verbe n’a pas été utilisé
  • l’élève attribue l’invention de l’imprimante (!!!!) et de l’écriture à Gutenberg
  • l’utilisation du seul mot utilisé à bon escient est incomplète
  • l’élève utilise un pronom sans préciser son antécédent (ils)

Ce texte est donc largement insuffisant et le choix de certains mots totalement inadéquats. De plus, aucun lien n’est fait entre les différents éléments.

Dans la deuxième partie, l’élève utilise deux fois le même argument pour justifier le choix du texte 2 et ne précise pas le fond de sa pensée quant aux préoccupations des gens du Moyen Âge. C’est dommage, car l’élève s’exprime beaucoup mieux que dans la première partie du test et semble au point sur le sujet.

Dans la troisième partie, l’élève n’a pas su choisir les justifications les plus pertinentes. Il fait deux fois allusion aux couleurs utilisées, mais cela ne me semble pas justifié. Grâce au tableau 5, on constate en effet que l’utilisation de couleurs très différentes se faisait déjà au Moyen Âge. Le fait de ne pas voir les visages des personnages dans l’un des tableaux du Moyen Âge est enfin simplement dû au fait qu’il s’agit d’une peinture représentant une bataille. Les personnages sont donc vus de loin.

Proposition de remédiation

Il me semble qu’un travail sur les consignes s’impose. Le rôle attribué à ces dernières dans la compréhension des tâches proposées aux élèves est en effet non négligeable. Pour que ce travail soit fructueux, il faut tout d’abord que l’enseignant se remette en cause quant à sa manière de formuler les consignes. Sont-elles explicites, complètes, concises et précises ? Le vocabulaire utilisé est-il accessible aux élèves ? Une consigne ambiguë ou contenant une négation peut en effet facilement induire les élèves en erreur et les pénaliser dans le cadre d’une évaluation.

Un travail spécifique sur les consignes peut ensuite être proposé aux élèves, et ce dans l’ensemble des branches enseignées. Comme j’ai pu le constater au travers de ce test, l’élève échoue en effet encore trop souvent parce qu’il n’a pas compris la consigne, ne l’a pas lue, appliquée dans son entier et/ou n’a pas pris la peine de la relire au cours de la réalisation de la tâche.

Voici donc un certain nombre de mesures, d’exercices qui peuvent être mis en œuvre afin de pallier les problèmes relatifs à la compréhension et à la prise en compte des consignes :

  • exiger le silence complet de la part des élèves au moment des consignes
  • demander à un élève de reformuler la consigne donnée afin de vérifier sa bonne compréhension de celle-ci
  • demander aux élèves de lister les différentes parties de la consigne
  • demander aux élèves de souligner, mettre en évidence, entourer les éléments importants de la consigne
  • demander aux élèves de juger de la pertinence d’une consigne
  • comparer différentes réponses à une consigne et demander aux élèves de valider la bonne réponse
  • construire des consignes avec les élèves
  • etc.

Concernant les problèmes rencontrés par les élèves dans la rédaction du texte explicatif, je crois pouvoir prétendre qu’un travail interdisciplinaire avec le français leur serait bénéfique. Il faudrait peut-être commencer par définir la notion de mots-clés puis privilégier la rédaction de mini textes sur la base de mots-clés prédéfinis par l’enseignant ou les élèves. Au début, le travail pourrait se faire par paires afin de mettre les élèves en confiance. Un mini texte pourrait également être exigé de la part des élèves au début de chaque cours d’histoire afin d’exercer cette compétence et faire un rappel de la matière étudiée au cours précédent. Un ou deux textes seraient ensuite lus à l’ensemble de la classe et discutés. Une fois que les élèves seraient plus à l’aise dans la rédaction d’un texte explicatif court, l’enseignant pourrait leur demander de développer petit à petit leurs idées.

Je conclurai enfin en rappelant que la mise en place plus systématique de séquences de travail favorisant l’autoévaluation par les élèves de leurs compétences permettrait de leur donner davantage les moyens de progresser dans leurs apprentissages.

http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/dfj/sg-dfj/fichiers_pdf/CGE.pdf

http://aefe-ien-madagascar.mg/IMG/pdf/Pistes_consignes_GSCP.pdf

http://www.vd.ch/fr/themes/formation/scolarite-obligatoire/plan-detude-vaudois/

Brève présentation du dispositif d’enseignement qui va précéder mon évaluation

Pendant les vacances, j’ai constaté avec horreur que je n’avais plus que 10 périodes à disposition avant la fin du semestre qui est fixé au 10 juin dans notre établissement. J’ai donc décidé de planifier mon enseignement de la manière suivante :

Périodes 1 et 2 :

  • définition de l’humanisme à l’aide du LEP et de diverses sources historiques

Périodes 3 et 4 :

  • travail sur l’imprimerie à l’aide du LEP et de diverses sources historiques

Quels sont ses avantages ? En quoi est-elle une révolution ? En quoi va-t-elle aider l’humanisme ?

Période 5 :

  • Introduction de la Renaissance (lecture d’un texte et travail sur une carte)

Périodes 6 et 7 :

  • Travail sur les caractéristiques de la peinture de la Renaissance :

Les élèves vont notamment devoir observer deux tableaux (l’un du Moyen Âge ; l’autre de la Renaissance) et devoir relever les différences et les similitudes entre les deux œuvres. Ils devront ensuite répondre aux questions suivantes :

    1. A ton avis, quel panneau appartient à la Renaissance ? Argumente ta réponse en fonction de tes connaissances sur la période.
    2. Quels éléments caractérisent la peinture de la Renaissance ?

Nous ferons ensuite un bref travail sur les caractéristiques des sculptures et des monuments de la Renaissance.

Périodes 8 et 9 :

  • Travaux de groupes.

Chaque groupe recevra 3 ou 4 œuvres (peintures et/ou sculptures) et devra les analyser en fonction de ce qui aura été vu en classe lors des deux périodes précédentes. La mise en commun se fera en groupe (chaque nouveau groupe sera composé d’un élève des groupes précédents). Une synthèse est prévue à la fin de l’activité afin de réguler les éventuels problèmes rencontrés par les élèves.

Période 10 : TS


Conception argumentée de mon évaluation significative

De mon point de vue, mon test significatif (TS) est tout à fait conforme au plan d’étude vaudois (PEV) et au cadre général de l’évaluation, et ce pour diverses raisons :

  • Le travail de l’élève est évalué en fonction de l’enseignement reçu et des apprentissages réalisés en classe. Ce test significatif va donc me permettre de dresser le bilan des connaissances et compétences acquises par les élèves au terme des 10 périodes consacrées à l’humanisme et à la Renaissance.  Les éventuels difficultés rencontrées par les élèves pourront faire l’objet d’une remédiation.
  • Il teste des compétences. Les documents sélectionnés sont inconnus des élèves. Ces derniers vont donc devoir mobiliser leurs ressources et leurs connaissances afin de résoudre une situation nouvelle et complexe, de par le simple fait que chacune de leurs réponses doit être justifiée.
  • Conformément à l’article 9 du cadre général de l’évaluation, les critères sur lesquels repose mon évaluation sont explicites. Ce principe de transparence est très important à mes yeux, car il permet notamment de favoriser l’égalité de traitement.
  • Ce test me permet en outre d’atteindre les objectifs fondamentaux du PEV. Voici donc un récapitulatif des compétences visées et associées que je considère tester dans mon travail :

Compétences visées

Compétences associées à la compétence visée

  • Exploiter un document historique selon sa nature et son contexte propre
  • Mettre en perspective les faits présents et passés, pour en rechercher leurs conditions d’émergence, leurs causes et leurs conséquences, dans leurs dimensions multiples : sciences, techniques, arts et idées, etc.
  • Maîtriser en situation un vocabulaire historique spécifique appliqué aux faits culturels, économiques, politiques et sociaux
  • identifier le contexte de production d’un document textuel ou iconographique
  • repérer des indices dans des sources variées (texte, image, objet)
  • dégager et commenter les informations principales d’un document textuel ou iconographique
  • mettre en relation documents et événements
  • rédiger un bref texte explicatif

Mon test ne comprend que des sources historiques que les élèves vont devoir exploiter afin de répondre à des questions. Une demande de justification pour chacune de leurs réponses permet d’atteindre le niveau 4 de la taxonomie de Bloom. N’oublions toutefois pas que l’atteinte de ce niveau dépendra de la qualité de l’argumentation des élèves.

Dans la première partie de mon TS, les élèves doivent rédiger un bref texte explicatif sur l’imprimerie. Cet exercice est du domaine de la restitution étant donné que nous en aurons parlé en classe. Je considère toutefois que son degré de complexité a été augmenté grâce à la contrainte donnée. L’obligation d’utiliser les 4 mots-clés peut en effet s’avérer difficile pour les élèves, car ils doivent être capables de les utiliser à bon escient pour réussir l’exercice.

Dans la dernière partie du test, les élèves doivent observer des œuvres et repérer des indices qui leur permettent de les mettre en relation avec le Moyen Âge ou la Renaissance. Une fois de plus, la justification demandée permet d’être dans l’évaluation de compétences.

Je tiens enfin à préciser les objectifs que j’ai formulés pour chacune des trois parties :

Partie A

  • L’élève sera capable d’utiliser les 4 mots mis à sa disposition afin de répondre correctement à la question posée

Partie B

  • L’élève sera capable de définir l’époque de production de chacun des textes
  • Il sera capable de justifier ses réponses en utilisant ses propres mots

Partie C

  • L’élève sera capable de trier les différentes œuvres selon l’époque à laquelle elles appartiennent
  • Il sera en outre capable de donner un élément justifiant son choix pour chacune des œuvres proposées

Test significatif

L’utilisation d’un blog dans le cadre de la didactique d’histoire a été une expérience positive et enrichissante en ce qui me concerne. Je n’avais en effet jamais consulté ou utilisé ce type d’outil auparavant.

Lorsque vous nous avez annoncé l’obligation d’ouvrir ce blog, j’avoue ne pas avoir été très enthousiaste, car je ne suis pas particulièrement à l’aise avec l’informatique. Son utilisation tout au long du semestre ainsi que l’analyse d’un autre blog m’ont toutefois permis de prendre conscience de l’intérêt de cet outil, mais aussi de ses limites.

Pour ce retour sur l’utilisation d’un blog, j’ai décidé de ne retenir que les aspects positifs de cet outil. Les voici:

  • Le fait de pouvoir consulter les travaux et réflexions de mes collègues a premièrement été très intéressant. L’accès à leur blog m’a en effet permis de découvrir d’autres manières d’exploiter un film, un document, etc. Ceci me paraît notamment important afin de ne pas tomber dans les routines qui nous guettent dans le métier.
  • A une ou deux reprises, j’ai également pu m’assurer de ma bonne compréhension des consignes concernant les modalités de certification; ceci en comparant mon travail à celui de l’un ou l’autre des étudiants.
  • J’apprécie enfin que ce type d’outil facilite les échanges, la collaboration entre collègues. Tout au long de cette année en stage B, je n’ai en effet  pas eu la chance, l’opportunité de collaborer avec ma collègue directe et je dois dire que cela m’a manqué. J’apprécie donc tout particulièrement cet aspect du blog.

Je conclurai en ajoutant que je n’aurais jamais imaginé que cet outil soit aussi simple d’utilisation. Cette constatation m’encourage clairement à réinvestir cette expérience dans le cadre de mon enseignement, car je me sens à présent non seulement apte à le présenter aux élèves, mais aussi apte à l’adapter en fonction des objectifs à atteindre et de la branche enseignée (français, allemand, anglais et histoire en ce qui me concerne).

Blog attribué: http://lewebpedagogique.com/freiheitstrasse/

Le blog en question a été créé en août 2008. Il est présenté comme tel:

“Ce blog abrite un immeuble de la Freiheitstraβe dans lequel ont emménagé six locataires en septembre 2008. Ces locataires sont les germanistes LV2 de la classe de 4A du Collège Liberté de Drancy qui apparaissent sous leur identité virtuelle (Adrian Vogt, Sylke Schmidt, Jasper Ackermann, Lorena Stockinger, Lutz Krause et Antje Weber).

Signé : Frau Lewinski (alias Frau Schneider, la concierge).”

Ce blog est tenu et alimenté par des élèves du Collège Liberté de Drancy et leur enseignante d’allemand (Mme Lewinski). Il est fondé sur une situation fictive qui semble avoir été proposée par l’enseignante afin de permettre aux élèves d’échanger en allemand. La mise en situation est la suivante:

  • Les élèves sont voisins. Ils habitent dans un immeuble de la Freiheitstrasse (allusion au nom du collège: Collège Liberté)

  • L’enseignante se présente comme étant la concierge mais adopte différents rôles (Polizei, Nachbar, etc.) afin d’encourager les échanges sur le blog

Un lien vers un dictionnaire en ligne est disponible afin de permettre aux élèves de s’exprimer de manière adéquate dans la langue. Ces derniers doivent donc faire preuve d’autonomie.

La conception pédagogique de ce blog est notamment constructiviste. L’élève doit en effet mobiliser des compétences afin de renseigner et de s’informer. Il est acteur de son savoir et jouit d’une certaine liberté.

Certaines situations proposées par l’enseignante ont un objectif clair. Sous la rubrique Fundbüro, on constate ainsi que les questions posées incitent les élèves à utiliser des points de grammaire précis qui ont peut-être été vus en classe préalablement. Cet type d’exercice correspond donc davantage à un modèle béhavioriste.

Ce blog correspond à mon sens à la définition du blog pédagogique et ce pour diverses raisons:

  • il est clair et facile d’utilisation

  • des fonctions multimodales sont disponibles (texte, image, etc.)

  • L’information peut être distribuée en interne et en externe (il est possible de laisser des commentaires)

  • il constitue un espace d’échange et permet aux élèves d’améliorer leur niveau dans la langue cible

Le concept du blog est très intéressant. La mise en situation proposée par l’enseignante me paraît judicieuse afin de permettre aux élèves de pratiquer la langue de manière originale et ludique.

De mon point de vue, ce blog n’est toutefois pas exploité à sa juste valeur. Les élèves ne rédigent pas leurs articles de manière régulière (le blog a été délaissé tout au long des mois de décembre et de mars) et spontanée. Ils se contentent généralement d’une brève réponse aux questions posées par leur enseignante et n’échangent que très peu entre eux. Ils ne semblent donc pas très impliqués dans la démarche et ne profitent pas pleinement de cet outil mis à leur disposition.

Je trouve enfin que l’enseignante devrait proposer des hyperliens permettant aux élèves de satisfaire leur curiosité et de découvrir des sites susceptibles de les aider à améliorer leurs compétences en allemand.

Introduction

L’activité en question a été réalisée dans une classe de 7VSG (20 élèves) et s’est déroulée sur deux périodes. Comme je l’ai déjà expliqué précédemment dans mon travail, ce film m’a permis de clore le sujet des Grandes découvertes.

Cette activité avait beaucoup d’importance à mes yeux, car elle m’a donné la possibilité de travailler sur certaines représentations erronées des élèves. Avant ce travail, nous avons étudié le commerce triangulaire. Cette thématique est très intéressante, car elle suscite beaucoup de réactions de la part des élèves. J’ai toutefois constaté que les élèves ont une forte tendance à généraliser ce qu’ils entendent ou lisent. Suite à notre travail sur la traite négrière, plusieurs d’entre eux étaient ainsi d’avis que les Européens avaient tous été des sanguinaires aveuglés par la gloire et la richesse. Or, il me semble primordial de les aider à nuancer leurs propos. Le but de cette activité était donc de leur permettre d’aller au-delà de certaines de leurs croyances en leur faisant prendre conscience (au travers d’un film et de textes historiques) que tous les Européens n’ont pas commis des atrocités en arrivant sur le continent américain. Je pense d’ailleurs que l’objectif a été atteint malgré quelques petites modifications à apporter pour l’une ou l’autre partie du travail.

Analyse détaillée de ma séquence d’enseignement

Comme à notre habitude, nous avons commencé par faire un rappel de ce que nous avions vu préalablement en classe. J’en ai alors profité pour demander l’avis des élèves quant à l’attitude des Européens s’étant rendus en Amérique à cette époque. Etait-elle justifiée ? Auraient-ils pu agir différemment ? La plupart d’entre eux ont porté un regard très négatif sur les Espagnols et les Portugais ; ce pour diverses raisons qui semblent évidentes.

Après cette brève introduction, je leur ai annoncé que nous allions travailler sur un film. J’ai décidé de ne pas leur en dire davantage afin de ne pas influencer leurs réponses dans la première partie de l’activité proposée. Cette première partie s’est déroulée en deux étapes :

  • visionnage d’une scène du film sans le son

  • visionnage de la même scène avec le son

L’activité sans le son avait pour but d’éveiller la curiosité des élèves et de faire émerger leurs représentations. Celle-ci n’a toutefois pas immédiatement fait sens pour eux : ils se sont en effet sentis très frustrés de ne pas pouvoir écouter les dialogues. Cette frustration dépassée, ils ont cependant bien joué le jeu. Plusieurs d’entre eux ont ainsi fait l’hypothèse qu’il s’agissait d’une scène d’échange d’esclaves. D’autres ont perçu l’existence d’un conflit grâce aux gestes et aux mimiques des différents personnages. Il était donc très intéressant de découvrir les différentes interprétations de la scène par les élèves. J’ajouterais également que ce visionnage a été bénéfique pour la suite du travail, car il a créé des attentes chez les élèves qui voulaient vérifier leurs hypothèses. Ce premier visionnage a également favorisé leur compréhension du visionnage de la scène avec le son qui avait pour but de souligner l’existence d’un conflit entre les Européens. Les élèves ont d’ailleurs très bien réussi à compléter le tableau.

Venons-en maintenant à l’activité sur les sources historiques. Celui-ci m’a permis de travailler la compétence suivante :

  • Exploiter un document historique selon sa nature et son contexte propre

Le but de cette activité était d’approfondir la discussion sur le conflit qui oppose les Jésuites aux colons dans le film. Nous avons ainsi mieux pu en comprendre les causes.

Il me semble tout d’abord nécessaire de souligner que la démarche choisie ne respecte pas l’un de vos critères : les sources historiques permettront de distinguer entre film et histoire. Je n’ai en effet pas mis le film et les textes en parallèle afin de faire ressortir les éventuelles différences et donc d’insister sur le caractère fictif du film. Je me suis « contentée » d’utiliser le film pour introduire le sujet et en faciliter la compréhension aux élèves en les mettant en contexte. Ces derniers ont donc surtout fait des liens entre le film et les textes distribués.

Malgré cela, je pense que la démarche choisie était tout à fait pertinente et nécessaire, car les textes n’étaient pas faciles à comprendre pour des élèves de 7VSG. Les différentes étapes ont donc, de mon point de vue, rendu l’activité accessible à l’ensemble de la classe. Cette activité a d’ailleurs bien fonctionné et m’a permis de travailler sur des compétences grâce à la synthèse qui leur était demandée après avoir complété le tableau. Je remercie d’ailleurs mes collègues de m’avoir rendue attentive au fait qu’une question précise permettant aux élèves de tirer des conclusions après avoir complété le tableau était nécessaire ;-)

Si c’était à refaire, je modifierais toutefois l’une des catégories que les élèves ont eu du mal à saisir, à savoir « manière(s) d’évangéliser les Indiens ». J’ai en effet dû interrompre la tâche afin de leur donner une explication de ce que j’attendais d’eux. La question que je me pose est donc la suivante : Comment formuler différemment cette question afin de la rendre plus accessible aux élèves ?

Cette difficulté surmontée, ils ont pu finir de compléter l’exercice. La synthèse a été plus ou moins difficile à rédiger pour les élèves. Un bon nombre d’entre eux ont réussi à rebondir sur ce qui avait été vu en classe quant aux intérêts qui ont poussé les Européens à partir à la découverte du monde afin d’expliquer les conflits et les différences qui existaient dans la manière d’évangéliser les Indiens. D’autres ont eu besoin de mon soutien pour compléter la tâche.

La toute dernière question de cette même fiche a fait l’objet d’un débat intéressant. Les élèves qui ont pris la parole pour y répondre ont clairement fait ressortir que leur opinion sur les Européens s’étant rendus en Amérique avait évolué positivement. Un élève a toutefois insisté sur le fait que, dans les deux cas, les Indiens ont été plus ou moins forcés à devenir chrétiens. Cette réalité représentait pour lui un manque de respect évident envers les Indiens et leurs coutumes. Nous avons donc pu échanger à ce sujet afin de comprendre quels étaient les avantages et désavantages de cette relation entre les Indiens et les Jésuites. Nous avons finalement conclu que les Indiens y ont trouvé leur compte étant donné que leur proximité avec les Jésuites leur a permis d’échapper aux colons.

Vu le débat que cette question a engendré, j’ajouterai enfin qu’il aurait peut-être été pertinent de faire travailler les élèves par groupe avant la mise en commun.

Conclusion

Ce travail a été très intéressant même si je constate encore avec regret qu’une minorité d’élèves restent réticents à l’idée d’être acteurs de leurs apprentissages.

La planification me semble pertinente et la thématique intéressante pour clore le sujet des Grandes découvertes. Au travers de cette activité, les élèves ont eu la possibilité de faire évoluer certaines de leurs représentations et de développer leur sens critique.

Voilà mon travail. J’ai eu pas mal de difficutlés à le faire alors tous vos commentaires sont les bienvenues :-)

Présentation du film (Mission) et de mon activité:

Elaboration d’une activité autour d’un film

Mission

1

Mission (The Mission) est un film britannique réalisé par Roland Joffé, sorti en 1986. Il a reçu la Palme d’Or à Cannes en 1986.

Acteurs principaux : Robert De Niro, Jeremy Irons, Aidan Quinn

Durée : 126 minutes

Genre : Drame, historique

Thèmes

Cette fiction peut notamment être utilisée pour traiter les thèmes historiques suivants :

  • la colonisation européenne en Amérique latine au XVIIIe siècle

  • les missions d’Amérique latine fondées par les Jésuites

  • les peuples amérindiens

  • la barbarie des colons

  • la corruption politique au sein de l’Eglise Romaine

Autour du film

  1. le réalisateur

Roland Joffé est un réalisateur anglais. Il se consacre d’abord au théâtre. Sa carrière au cinéma débute en 1984 avec La Déchirure. Ce premier long-métrage est une évocation poignante du drame cambodgien. Il devient rapidement un film culte, marquant toute une génération de spectateurs. D’emblée, Roland Joffé est considéré comme un metteur en scène engagé. Les films qui vont suivre auront toujours la même ambition de dire la vérité sur des moments de l’histoire. Si le premier évoque la chute de Phnom Penh, avec Mission, c’est l’arrivée brutale des conquistadors espagnols en Amérique du sud qui est relatée. La Cité de la joie nous fait découvrir la misère de Calcutta. Les Amants du nouveau monde révèle l’intolérance de la société puritaine de l’Amérique du XVIIe siècle. Avec Vatel, Roland Joffé continue à évoquer le malheur des hommes, mais cette fois à la cour de Louis XIV.2

  1. Une bande son incontournable

Composée par Ennio Morricone, la BO du film capture magistralement les conflits opposant les missionnaires jésuites aux marchands d’esclaves. En accord parfait avec la gravité des thèmes traités dans ce film, la bande sonore est tantôt sombre tantôt lyrique ou tendue. Fidèle à son génie innovateur, Morricone mêle à des chants liturgiques des percussions indigènes ou des guitares hispanisantes. Leur affrontement, dans un même morceau, insiste ainsi sur l’aspect dramatique de ces chocs culturels.3

  1. Synopsis

Au milieu du 18ème siècle, à la frontière du Paraguay, de l’Argentine et du Brésil, les jésuites, et parmi eux le père Gabriel, ont implanté des missions pour répandre la foi parmi les Indiens Guaranis et les protéger de la brutalité des colons espagnols et portugais. Mendoza, un mercenaire chasseur d’esclaves, tue son frère par jalousie amoureuse. Ecrasé de remords et prêt à renoncer à la vie, il accepte de suivre le père Gabriel dans sa mission de San Carlos, proche des impressionnantes chutes d’Iguaçu.4 Les deux hommes travailleront ensemble à bâtir la mission. Mais les terres qu’ils occupent ont été abandonnées par les Espagnols, et les Portugais sont bien décidés à vendre ce qui reste d’amérindiens sur le marché des esclaves. Les Portugais demandent à l’église romaine d’envoyer un cardinal en Amérique afin de juger de la situation.5 Celui-ci est impressionné par la qualité de développement et de vie qu’il y découvre, mais à la fin de son séjour il révèle la décision, qui en fait avait été prise avant même son arrivée en Amérique du Sud: les jésuites doivent quitter les réductions. Le père Gabriel et Mendoza refusent d’abandonner les Guaranis. De manière différente, ils organisent la résistance à l’assaut de l’armée portugaise venue appliquer les accords, signés en Europe, de partage des terres entre Espagnols et Portugais. La mission est détruite: les Guaranis retournent dans la forêt.6

  1. Aspect géographique du film

L’histoire se passe dans le sud de l’Amérique, dans une région entre l’Uruguay, le Paraguay et l’Argentine. Cet espace bénéficie d’un climat tropical, même subtropical et est boisé par une forêt intertropicale : la Jungle. Un fleuve : le Rio Paraguay, coule dans cette région. Ce climat, cette forêt et ce fleuve sont des indicateurs très présents dans le film7, car celui-ci a en grande partie été tourné au Parc national d’Iguaçu en Argentine.

  1. Aspect historique du film

Au XVIe siècle, les populations indigènes sont exploitées par le système colonial dit d’encomiendas. Ce système permet aux colons de disposer de la main d’oeuvre pour l’exploitation de leurs domaines. En 1550 et 1551, les conférences de Valladolid reconnaissent le principe d’égalité des droits et des devoirs de tous les hommes et leur vocation à la liberté. La culture des Indiens commence alors à être reconnue. Ils peuvent commencer à être instruits et catéchisés.

Malgré cela, certains colons continuent d’abuser des Indiens, les réduisant à l’état de serfs. En réaction, les ordres religieux développent une nouvelle manière d’évangéliser les Indiens : maîtrise et promotion des langues indigènes, étude et préservation des coutumes locales, mise en place d’une organisation sociale et le progrès économiques de communautés autochtones. Regroupant les Indiens autour de leurs monastères, ils les protègent des excès de l’encomienda, et les sédentarisent.

Dès leur arrivée au Pérou, en 1566, les jésuites s’inscrivent dans cette manière de faire. Ils développent le système des réductions. Ce mot fait référence à la tentative de regrouper dans un même lieu une population indigène et de les réduire ainsi à la vie civile. Les jésuites créent des missions pour les Indiens Mojos, Chiquitos et Guaranis.

Mais les tensions entre les deux systèmes (encomiendas et réductions) et les rivalités entre l’Espagne et le Portugal, sur fond de disgrâce de la Compagnie de Jésus en Europe, feront disparaître ces entreprises.

Les jésuites sont obligés de quitter les missions vers 1767. Les réductions sont alors détruites sauf dans les missions de Chiquitos et Mojos.8

9

  1. La séquence choisie

  • Passage, chapitre du DVD, minutage vidéo :

La scène opposant les jésuites et les colons portugais au sujet des Indiens et du sort des missions. Passage: 52’40 – la fin de la scène

  • Justification, intérêt :

Cette activité sur un film va me permettre de clore le sujet sur les Grandes découvertes. Au travers du journal de Christophe Colomb notamment, nous avons vu les différents intérêts qui ont poussé les Européens à se lancer à la découverte du monde (économiques, scientifiques, religieux, stratégiques, intellectuels). La christianisation des peuples indigènes en faisait partie. Au travers de l’activité proposée dans ce travail, je souhaiterais souligner que colonisation et activité missionnaire ne sont pas si intimement liées que l’on voudrait bien le croire.

Dans ce film, on nous montre deux conceptions de la religion. L’une est au service de l’homme, des Indiens (conception jésuite fidèle à l’idéal) ; l’autre au service du commerce et de l’enrichissement de l’Europe (conception colonialiste). Mission dénonce ainsi la corruption de l’Eglise qui a finalement été utilisée pour justifier l’exploitation et le massacre de milliers d’Indiens d’Amérique. Les élèves vont ainsi pouvoir prendre conscience que les intérêts économiques ont, dans le cas présent, pris le dessus sur les intérêts religieux et que cela a conduit à la perte de plusieurs peuples ainsi que de leur culture. Au terme de cette activité, on pourra donc affirmer qu’il existe plusieurs formes de colonialisme.

  • Description de l’activité :

Pour ce travail, j’ai décidé de travailler avant tout sur l’image. L’observation d’un extrait du film sans le son va me permettre de travailler sur les représentations des élèves. Ces derniers pourront s’appuyer sur ce qui a déjà été vu en classe pour justifier leurs hypothèses. Nous écouterons ensuite l’extrait et essayerons de comprendre la nature du conflit qui oppose les Européens. Pour finir, nous lirons deux textes qui montrent des conceptions différentes de la religion et de la christianisation des Indiens. La tâche des élèves sera de faire ressortir ces différences et de les expliquer.

1 http://cerclegustavethibon.hautetfort.com/images/Mission1.jpg

2 http://www.evene.fr/celebre/biographie/roland-joffe-14868.php

3 http://www.amazon.fr/Mission-Bande-Originale-du-Film/dp/B000000WFZ

4 http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=3369

5 http://www.cannes-fest.com/1986.htm

6 http://fr.wikipedia.org/wiki/Mission_(film)

7 http://www.ac-nancy-metz.fr/pres-etab/colldemange/cineclub/histgeo.htm

8 http://www.jesuites.com/histoire/baroque/index.html

9 http://kspark.kaist.ac.kr/Mission/The%20Mission%20-%20Film%20Study.files/s7_19_ch.jpg

Fiches élèves:

mission2

J’ai réfléchi toute la semaine au film que je pourrais utiliser sur les thèmes que je vais traiter prochainement, à savoir les peuples amérindiens, le commerce triangulaire et les conséquences des grandes découvertes, mais sans succès.

J’ai pensé à “Amistad” et “le passage du milieu”, mais je n’ai pas encore réussi à me les procurer et je crains que certaines scènes soient trop violentes pour des élèves entre 12 et 14 ans. A voir!

Hello world!

17/02/2009

Welcome to WordPress.com. This is your first post. Edit or delete it and start blogging!

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.